Monopoly
jeu de société
auteur Charles Darrow
illustrateur
éditeur Hasbro
date 1re édition
format grande boîte
mécanismes parcours
commerce
enchères
thème immobilier
nombre de joueurs 2 à 6
âge 8 à 108 ans
durée annoncée 1 à 2 heures voire 3
habileté
physique
Non réflexion
décision
Oui générateur
de hasard
Oui info. compl.
et parfaite
Oui
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Le Monopoly est un jeu de société édité initialement (en France) par Miro Company, aujourd'hui Hasbro, où le but du joueur est de ruiner ses concurrents par des opérations immobilières. Il symbolise le mieux les aspects apparents et spectaculaires du capitalisme, les fortunes se faisant et se défaisant au fil des coups de dés.
Sommaire [masquer]
1 Historique
2 Description
3 Anecdotes
4 Règles du jeu
4.1 Modifications parfois observées
5 Détail du parcours
5.1 Édition originale de 1933
5.2 Édition française (ancienne version en francs)
5.3 Édition suisse
5.4 Édition belge
5.5 Édition européenne
5.6 Édition canadienne en français
6 Valeurs des monnaies
7 Citation
8 Quelques déclinaisons de Monopoly
9 Voir aussi
9.1 Articles connexes
9.2 Liens externes
9.3 Notes
Historique [modifier]
The Landlord's GameLe Monopoly a été créé en 1933 par Charles Darrow, vendeur d'équipements de chauffage américain au chômage. Le jeu est très fortement inspiré du jeu The Landlord's Game créé par Lizzie Magie en 1904 et que Charles a beaucoup aimé dans son enfance.
Description [modifier]
Le jeu contient un tablier de jeu carré, dont le contour est bordé de cases, plusieurs symbolisant une propriété. Les jetons sont des objets courants en miniature : dé à coudre, chapeau haut-de-forme, etc. De l'argent symbolique, des cartes et des dés complètent la partie matérielle du jeu. Au moins deux joueurs sont nécessaires pour qu'une partie puisse commencer. La limite supérieure est de huit joueurs, mais avec ce nombre de participants une partie pourrait durer une dizaine d'heures.
Différentes éditions sont présentées en détail ci-dessous.
Aux États-Unis, il existe un concours annuel pour les adeptes de ce jeu. Les parties sont animées et souvent frappées au sceau de l'appât du gain. Il existe un championnat de France de Monopoly, dont le vainqueur gagne le droit de participer au championnat du monde.
En 2005, le jeu est édité en près de 26 langues. Des éditions régionales, reprenant le nom des rues de grandes villes françaises, ont été commercialisées. Il existe également plusieurs déclinaisons du produit : Monopoly Junior, CD-ROM, etc. Des éditions spéciales sont régulièrement éditées : Coca-Cola (É.-U.), National Parks (É.-U.) , Las Vegas (É.-U.), La Guerre des étoiles, Lord of the Ring (É.-U.), Pokemon, Garfield (É.-U.), Coupe du Monde, Nascar (É.-U.), etc.
Anecdotes [modifier]
Winston Churchill en aurait été un fin adepte.
Une version a été spécialement produite pour des astronautes.
Une autre version a été spécialement produite pour des scaphandriers.
Une autre version a été spécialement produite pour des espérantophones.
Une autre version a été spécialement produite pour Nintendo.
Le jeu a été interdit au grand public en URSS en raison de son côté occidental. En revanche, il y était utilisé dans les écoles de cadres afin de justement les sensibiliser à la mentalité capitaliste.
Le nom de ce jeu est paradoxal si on l'interprète d'après ses racines grecques apparentes :mono signifie "un" ou "unique", et poly "plusieurs". Ce paradoxe disparaît si on se rappelle qu'en anglais monopoly signifie simplement monopole.
Consultations des internautes
En août 2007, l'éditeur Hasbro lance un vote sur Internet, Monopoly England, proposant aux internautes de voter chaque jour pour une ville du Royaume-Uni, les 22 villes lauréates se voyant au terme du jeu accorder une des 22 cases du plan de jeu de l'édition à venir.
En Allemagne, un vote identique a abouti à désigner la ville de Sarrebruck comme case la plus chère, la seconde position revenant à Berlin, la capitale de l'Allemagne.
Du 10 septembre au 10 octobre 2007, le même type de vote est lancé en France pour une édition Monopoly France. Les internautes sont invités à désigner les 22 villes lauréates. Des comités de soutien appellent à voter pour plusieurs villes, parfois même sur le site officiel municipal. Un village imprévu, Montcuq, caracole en tête du sondage dès la deuxième semaine de vote. Ce village avait été rendu célèbre par l'émission Le Petit Rapporteur de Jacques Martin, décédé le 14 septembre 2007, au début de la campagne de vote. Les résultats ont été dévoilés le 9 novembre 2007. Comme attendu, la ville de Montcuq arrive largement en tête[1]. Toutefois, la société Hasbro décide de ne respecter ni le vote des internautes ni son propre règlement en éliminant la ville du Lot. C'est donc Dunkerque, la deuxième ville au classement, qui remplacera la rue de la Paix, tandis que Lens, arrivé 23e, se retrouve repêchée dans les villes lauréates. Ni Paris, ni Marseille ne figurent dans ce palmarès. Pour atténuer sa décision très fortement critiquée par les votants et les médias, Hasbro annonce une édition spéciale consacrée à Montcuq, ce qui ne satisfait pas le maire de Montcuq qui parle d'injustice[2] tandis que Télérama qualifie cette décision de « scandale » et de « parodie de démocratie participative »[3].
En octobre 2007, la même procédure de vote est prévue pour la Belgique, mais l'éditeur du jeu (Hasbro) s'inquiète des questions politiques sous-jacentes avec les 3 versions qu'il prévoit.
En janvier et février 2008, une procédure similaire est engagée pour une version avec les villes du monde[4]
Règles du jeu [modifier]
Les propriétés sont classées par couleurs, et une fois un joueur en possession de l'ensemble des propriétés d'une même couleur, il est en mesure de construire des maisons et des hôtels, le joueur possède donc un monopole.
C'est ce qui explique la présence du portrait du financier John Pierpont Morgan, financier reconnu comme âpre au gain, sur les premières éditions du jeu.
Ce jeu se déroule en tour par tour, avec deux dés à 6 faces. Chaque joueur lance les dés, avance son pion sur le parcours, puis selon la case sur laquelle il se trouve effectuera une action correspondante :
Un terrain n'appartenant à personne : il a alors le droit de l'acheter, sans quoi le banquier le met aux enchères à sa valeur d'hypothèque.
Un terrain appartenant à quelque autre joueur : il lui paye la somme due pour une nuit passée sur ce terrain.
Case Chance : Il tire une carte Chance. À noter que cette case ne porte pas nécessairement chance : il peut en effet s'agir d'une amende ! Chance (en français) est une adaptation de Chance (en anglais) qui signifie plutôt hasard.
Case Caisse de Communauté : Il tire une carte Caisse de Communauté.
S'il est passé au moment de son tour par la case Départ, le joueur reçoit 200 ¤.
Quand il possède tous les titres d'une même couleur, le joueur a le droit de construire. Il doit le faire uniformément : il ne peut y avoir plus d'une maison de différence entre deux terrains de la même couleur (un hôtel est considéré comme 5 maisons).
Le vainqueur est le dernier joueur n'ayant pas fait faillite, qui possède de ce fait le monopole (mais en revanche plus aucun client potentiel !).
Modifications parfois observées [modifier]
La règle officielle est formelle : lorsqu'on est en prison, on ne paie (forcément !) pas de loyers, tandis que l'on continue d'en encaisser. Dans les années 60 en France, cela paraissait immoral et une règle de substitution fréquente était qu'on ne touchait pas de loyers en prison.
Une variante plus récente a été d'introduire la notion d'inflation en conservant toutes les taxes et amendes collectées, et de faire encaisser le pot ainsi constitué par le joueur qui se pose sur le parking gratuit. Cet arrangement diminue toutefois le rôle de l'habileté stratégique des joueurs pour y introduire une part plus grande de hasard pur.
Détail du parcours [modifier]
Par convention, on considère qu'il y a 39 cases, puisque la case « Prison » fait double emploi : n° 10, simple visite ; n° 40, prison.


